Line Hogsark
Carnet de bord
Journal

C’était la faute de septembre.

Paris, le 2 octobre 2014

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Je pense que vous l’avez tous remarqué (ou sinon c’est que vous ne passez ici que très rarement et dans ce cas je propose l’élévation d’un bûcher à votre effigie), ces derniers temps, je n’ai pas été comme qui dirait un remarquable exemple d’assiduité. Je pourrais vous dire que c’est parce que je n’ai pas eu le temps, que je travaille énormément et que j’ai à peu près, comme ça, à la louche, sept cent quatre-vingt-dix-sept projets qui occupent toutes mes journées, seulement ce serait d’une vraisemblance tout aussi similaire à celle du retour de Nicholas Brody dans la nouvelle saison de Homeland. En réalité je ne trompe personne et mes proches, qui me connaissent par coeur et savent que je fais partie de ces privilégiés qui payent leur loyer dans le troisième arrondissement tout en ayant l’incommensurable chance de ne pas travailler douze heures par jour derrière un bureau, de me réveiller vers dix heures le matin et d’aller au cinéma environ quatre ou cinq fois par semaine aux séances de quatorze heures pour éviter les amas de peuple et les probabilités évidentes d’avoir quelqu’un assis devant moi (c’est que les plus grands moments de joie dans ma vie c’est quand je peux retirer mes chaussures et mettre mes pieds sur le siège de devant), me disent Bah alors, pourquoi tu ne postes plus rien sur ton blog ?

Alors j’y ai réfléchi et je crois qu’il n’y a pas vraiment de raison particulière, je pense simplement que, ces dernières semaines, j’ai eu un peu la tête ailleurs. C’est la faute de septembre. Pour moi c’est une nouvelle année qui commence et je réfléchis à beaucoup de choses, à ma vie, à mon travail, à mon avenir, à ce que j’aimerais faire et aux chemins que je souhaiterais emprunter. L’inspiration pour écrire des chroniques sur la naphtaline ou le Néoprène n’était juste pas au rendez-vous lors de cette rentrée et, s’il y a bien une chose que j’ai apprise au cours de mon incroyable existence (genre je suis Gandhi), c’est qu’il ne faut jamais se forcer (lorsqu’il s’agit de l’écriture ou de toute autre forme d’activité plus ou moins artistique j’entends, évidemment que nous sommes tous quotidiennement forcés, obligés et contraints de nous adonner à certaines obligations). J’aurais autrement pu poster davantage d’articles mode mais une nouvelle barrière s’est alors là imposée (on peut assurément parler de malédiction) : les moyens financiers. Je ne peux décemment pas me permettre d’acheter de nouvelles fringues chaque semaine (j’ai pensé à le faire, prendre des photos pour le bien de ce blog pour finalement les rendre en magasin mais je pense que je n’y survivrai pas, après trois ou quatre articles et donc trois ou quatre crises de larmes au moment de retourner mes nouveaux amours, je périrai très probablement suite à une évidente et complète déshydratation) et j’en ai un peu assez, à chaque fois, de vous écrire Ancienne collection en guise de légende. J’ai un milliard de vêtements mais ils ont tous plus de six mois, je ne vois donc pas l’intérêt pour vous de les partager ici (sauf si vous me dites que tomber amoureuse d’une pièce que vous ne pourrez jamais retrouver ne constitue pas pour vous un trop grand malheur).

Au cours de ma réflexion et donc pendant ces longues et interminables semaines où je fus rongée par la culpabilité de ne pas être assez présente ici, je me suis dit que je ne vous postais pas non plus assez de recettes de cuisine, moi qui adore cuisiner. Pour ça, je n’ai aucune excuse, j’ai remarqué que j’avais très légèrement perdu goût à la chose depuis que je n’ai plus de plan de travail, depuis que mes plaques électriques (probablement installées dans ma cuisine à l’époque du Paléolithique) me permettent de ne faire chauffer qu’une casserole à la fois (enfin je veux dire si ça ce n’est pas la définition même de l’enfer, les rédacteurs du Larousse se méprennent de façon considérable), depuis que je n’ai plus de vrai four mais un micro-ondes combiné et, surtout, depuis que je vis seule avec ma soeur et que la plupart de nos soirées consistent à manger des pâtes ou des croque-monsieur devant des séries (c’est que quand la paresse s’empare de vous, c’est difficile de s’en défaire). Pour être tout à fait honnête, les seules fois où je fais des efforts d’ordre culinaires et où je passe au minimum une heure dans ma cuisine pour préparer de bons petits plats, c’est quand BIC vient à la maison (voyez comme de façon tout à fait subtile, dans un élan d’altruisme, je partage avec vous cet heureux dénouement).

Ceci dit, ce blog me manque, et le fait de l’avoir un peu délaissé me donne un nouvel élan. J’ai envie d’écrire plein d’articles, de prendre plein de photos et de cuisiner plein de recettes (et éventuellement de m’acheter pleins de fringues si les finances le permettent). C’est ma nouvelle résolution pour cette année. Néanmoins, une dernière chose me taraude : j’aimerais écrire sur les sujets qui me touchent en ce moment, sur les sujets qui m’inspirent, mais c’est un peu délicat. J’aimerais par exemple écrire une chronique qui s’intitulerait Les choses que vous pensez, dites ou faites dans les débuts d’une nouvelle relation amoureuse et qui vous donnent inexorablement l’impression d’avoir quinze ans à nouveau, les bagages de dix ans en plus. J’ai commencé à l’écrire et parfois je me dis qu’une fois que notre ami BIC l’aura lue je ne saurai plus où me mettre, parfois je me dis Oh et puis merde et je me rappelle que les trois autres articles le concernant l’avaient fait rire, qu’il est drôle et tolérant. Dans tous les cas, sachez que mon envie d’écrire est toujours là, que je tiens à ce blog plus que jamais, que je vous aime (allez, pleurez, je sais que vous êtes émus) et que je n’oublie pas les autres chroniques que je me suis engagée à vous écrire dans cet article, je les garde simplement sous le coude pour plus tard.

#NowPlaying Christine, Christine and the Queens.
Le 2 octobre 2014
Les mots
Pour aller plus vite tout en bas
  1. Livresse des Mots, le 2 octobre 2014.

    Nous aussi on t’aime et on reste fidèle, ne t’inquiète pas ;)
    Publies à ton rythme, sans te forcer, et tes lecteurs seront quand même toujours là, parce que tes articles sont extras !

  2. Nat, le 2 octobre 2014.

    On ne part pas, on est là !! Dès que je vois que tu partages un nouvel article sur facebook, je suis genre complètement folle ! (bon j’abuse, pas tant que ça hein. mais voilà je suis contente quoi.) Peu importe ce que t’écris j’adore te lire. Personnellement, quand je n’ai pas d’inspiration, j’essaye de trouver des photos à partager, il y a quelques mois je me suis dit « tiens, j’ai découvert ce photographe, j’ai adoré, si je leur faisais découvrir et que je leur en parlais ».

    J’avoue, j’avoue, j’ai versé une larme à la fin… :p LOVE <3

  3. Mamzette, le 3 octobre 2014.

    Moi je t’en veux beaucoup, et en temps normal je t’aurais maraboutée du blog depuis longtemps. Mais au moment où j’allais planter une épingle sur mon écran, boum, tu ajoutes une pierre à l’édifice Happily ever after de l’épisode BIC. Que faire? Voilà que j’ai envie de dessiner des cœurs et de me rouler dans ma couette, moi qui devrais, là maintenant tout de suite, être immergée dans le travail et qui ne le suis pas, mais alors pas du tout, présageant d’un week-end bien chargé. Même pas mal. Happy end, Line is back et tout le toutim, oh yeah.

  4. Chatolou, le 4 octobre 2014.

    Cette interminable et insoutenable absence est excusable … non pas pour tes réflexions et bonnes résolutions pour un avenir meilleur mais plutôt pour cet happy end subtilement avoué! L’amour en tête … page blanche assurée mais du coup on te trouve encore plus vite pardonnable ;)
    HAPPINESS …

  5. inès, le 5 octobre 2014.

    Ton blog est juste génial ! Je suis fidèle à tes articles, et j’adore ta personnalité, ton humour et ta façon d’écrire.
    BIG LOVE <3

  6. K.t., le 6 octobre 2014.

    Tu pourrais peut être faire une chronique cinéma afin de nous donner ton avis sur les films récents.

  7. Caroline - nomadein, le 7 octobre 2014.

    Haa que je te comprends… Le problème quand on se force, c’est qu’on ne prend plus plaisir. Et le problème quand on prend plus plaisir, c’est qu’on ne fait plus rien tout en culpabilisant… Un moment de recule pour mieux revenir c’est très bien aussi ;-) Ton blog est super et fais-toi plaisir à poster ce que tu veux et je suis sûr que tu le feras très bien.

    Happy day.

    Caroline

  8. FIONA, le 9 octobre 2014.

    AAAAAAAAAAAAAAAAH. (Ouais beaucoup de « AAAAAH » aujourd’hui mais celui-là il sort vraiment du coeur, c’est le happy end BIC qui fait cet effet). Nous aussi on t’aime et tes lecteurs seront toujours là parce que ton blog est tout simplement génial ! Merci de nous faire rire avec chacun de tes articles et de partager cette petite partie de ta vie avec nous. Poste quand tu veux, sans pression, c’est ce qui compte.

    Gros bisous.

    Fiona.

  9. Rockygirlparis, le 16 octobre 2014.

    Hello miss ! Pas de pression à avoir pour ne pas poster, ce blog est ton espace et tu peux l’aménager comme tu le veux, personne ne pourra t’en tenir rigueur ;-) ou alors ceux qui le feront seront définitivement stupides.

    Je voulais juste t’apporter une petite réflexion par rapport aux posts mode. Tu sais que j’en fais moi aussi et je me trouve confrontée à la même problématique du manque de finances.Mais souvent je pense les lectrices sont en recherche d’inspiration seulement, sans forcément vouloir acheter compulsivement. Il n’y a qu’à voir les blogs qui ne présentent que des pièces ultra luxe, ce n’est pas la majorité des lectrices qui va aller se ruer acheter les articles dès le lendemain… Si je reprends ton exemple des looks « vintage », ils peuvent renseigner sur comment associer tel et tel imprimé, quelle coupe de manteau choisir, etc. Et sur de nombreux blogs, on lit « pantalon similaire sur tel site ». Je ne sais pas si l’idée te plaira, mais en tout cas, moi j’aimais bien tes posts mode (et tous les autres aussi, cela va sans dire).

    Bises

  10. k-reen-m, le 17 octobre 2014.

    coucou! Moi ton absence ne m’a rien fait :p
    Je viens tout juste d’avoir ma nouvelle connexion internet, et donc, de voir le commentaire que tu as laissée sur mon blog il y a à peux près … non… moins d’un mois! :)

    Ta chronique cuisine vas fortement m’aider, car moi je suis une quiche! :)

    Je te jure, 2 mois sans internet, c’est PIRE que la prison, une vrai punition. J’étais comme perdue. Maintenant que j’ai retrouvée mon blog tout vas mieux, et tout comme toi, j’ai des milliers d’idée qui se bouscule. :)

  11. Charlotte, le 21 octobre 2014.

    Hello Line, juste un mot pour te dire que ton blog est top et qu’il a vraiment du potentiel ! Tu as un style d’écriture qui plait et ne laisse pas indifférent. J’aime beaucoup aussi tes propositions de tenues et vraiment je rejoint d’autres com sur le fait que je regarde surtout les looks sur les blogs pour m’en inspirer et j’apprécie aussi le travail de photo/mise en scène qui est derrière, je pense notamment au blog d’Éléonore Bridge ou de Lisa Gachet avec chacune des univers différents… (Mis à part ta montre Daniel Wellington que je surkiffe et que je pense commander à Noël !!) . Bref voila pour mon grain de sel.
    A+ !