Line Hogsark
Carnet de bord
Journal

Ma vie (et ses petits désastres).

Paris, le 30 décembre 2014

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Très chers amis, ma vie, c’est de la merde. Il n’y a plus de laitières au chocolat dans le frigo, dehors il fait tellement froid que même un ours polaire ne survivrait pas à huit minutes de marche boulevard de Sébastopol, hier j’ai perdu deux heures de ma vie devant Exodus, je viens de faire une centaine de mailles à mon seul et unique collant, et puis, chose non négligeable, je viens de me faire plaquer. Enfin je crois. Disons qu’après trois heures de conversation, un ultime Bon, on fait quoi ?, une super conclusion qui ne conclue rien du tout du style On se laisse du temps pendant les fêtes et on voit, puis le tout suivi comme prévu par quinze jours de silence radio, quand on me demande la semaine dernière si j’ai quelqu’un dans ma vie, ma réponse pleine de conviction, d’aplomb et d’assurance c’est Bah… Euh… Oui. Enfin non. Enfin je sais pas. Enfin c’est compliqué. Notez qu’il y a bien évidemment une seule chose à ne surtout pas faire dans ce genre de situations afin de garder la tête haute et l’image d’une femme forte et détachée : envoyer un message au bout d’une semaine après trois ou quatre verres à deux heures du matin puis, dans un élan de lucidité, passer en mode avion pendant l’envoi dudit message afin d’empêcher sa réception. Assurément, à ce moment-là, puisque la vie est une garce et le réseau Orange un salaud, votre message s’envoie sans encombre et vous priez alors pour qu’il soit atteint d’une conjonctivite foudroyante ou pour que son téléphone soit tombé quelques heures plus tôt dans un plat de fondue savoyarde. C’est possible.

Cela dit, je vais plutôt bien. On en reparlera d’ici quelques jours si son On se laisse du temps pendant les fêtes et on voit se transforme en Ok, bon, je vais faire le mort, manifestement c’est une méthode qui marche (notons que, sur l’échelle de la salauderie, on s’éléverait tout de même au-delà du réseau Orange), mais pour l’instant, en dépit de ma très nette envie d’autoflagellation suite à l’envoi de mon pathétique message (oui, vous l’aviez compris, j’ai fait ça), ça va. Cependant, et j’espère que vous me pardonnerez, cette nouvelle péripétie à l’épopée BIC survenue il y a quelques semaines, m’a très légèrement coupé dans mon élan de narration sur le camping, voire dans mon élan de narration tout court. Vous m’excuserez mais, vraiment, là, j’ai envie de tout, sauf d’écrire sur des caravanes, le glamour des déplacements avec un rouleau de PQ en main, les moustiques et l’art de faire l’amour dans une tente à deux mètres d’un couple d’octogénaires qui joue à la crapette.

J’adore mon blog et j’aime écrire par dessus tout, je n’ai simplement pas eu la tête à ça ces derniers temps, voire ces derniers mois. J’essaie de faire de cet espace un endroit drôle et joyeux, j’essaie de prendre de jolies photos et de faire en sorte que, lorsque vous veniez ici, vous ayez le sourire et vous changiez les idées. C’était toutefois un peu difficile d’entretenir tout ça alors que c’était moi qui avais besoin de m’aérer l’esprit.

Mais arrêtons de parler des choses qui fâchent, j’ai quand même quelques bonnes nouvelles à vous annoncer. Déjà, mon blog ainsi que mon appartement ont été cités sur un site de déco pour un article sur les salons des blogueuses. Ce n’est pas grand chose, mais disons que sur dix salons selectionnés, retrouver le sien à côté de celui d’Éléonore Bridge, c’est tout de même un honneur. Je n’ai jamais entrepris aucune démarche pour promouvoir ce blog, je fais ça pour mon plaisir et n’envoie de mails à personne, je reçois beaucoup de propositions pour des demandes de partenariats ou des articles sponsorisés, mais je tiens à rester vigilante et je n’ai pour l’instant jamais rien accepté. C’est néanmoins toujours agréable de recevoir un courrier qui vous dit simplement On aime ce que vous faites, on avait envie de parler de vous, sans aucune contrepartie. Peut-être qu’un jour j’accepterai l’une de ces propositions s’il s’agit d’un joli projet et de quelque chose qui me ressemble, mais je tiens à rester transparente avec vous là-dessus et, surtout, à ce que mon blog reste tel qu’il est.

J’espère en tout cas que vous avez tous passé un joyeux Noël, je reviens demain avec une petite surprise et puis bientôt avec mes nouvelles résolutions et d’autres articles que je vais prendre le temps de vous écrire, parce que mon premier objectif pour cette nouvelle année, c’est de m’occuper davantage de ce blog. Je me dis qu’il pourrait m’apporter plein de bonnes choses si seulement je daignais m’investir un peu plus sérieusement. Je vous remercie en tout cas d’être là, vos commentaires me touchent énormément et me donnent le sourire. Je vous embrasse bien fort.

Post Scriptum : Oui, dans mes brefs instants de vulnérabilité (quand je n’envoie pas des messages à deux heures du matin sous l’emprise de l’alcool), je suis beaucoup moins cynique et nettement plus niaise que d’habitude, je sais.

#NowPlaying Back Seat, Atlas Genius.
Le 30 décembre 2014
Les mots
Pour aller plus vite tout en bas
  1. Laurielle, le 30 décembre 2014.

    Ohhh, voilà qui me rend bien triste pour toi. On ne se connaît pas mais je suis certaine que BIC est un petit idiot lâche et pas très courageux, qui ne sait pas ce qu’il perd ! J’espère qu’il s’est étouffé avec sa dinde aux marrons et qu’il a mangé trop de foie-gras, ça lui apprendra ;)
    N’oublie pas de bien profiter du réveillon, tu es une fille extraordinaire et ce blog mérite totalement d’être reconnu.
    En espérant te voir revenir plus en forme,
    Gros bisous, Laurielle♥

  2. Mamie, le 1 janvier 2015.

    Une nouvelle année commence, et plein de bonnes choses t’attendent quelque part ! Il faut être patiente, un jour viendra. Je t’aime très fort.

  3. Mamzette, le 21 février 2015.

    Condoléances. Félicitations pour le blog. En gros, fuck it, fuck him, vive toi. Et vu la date, happy new year :)