Line Hogsark
Carnet de bord
Journal

Ma vie (à l’aube), tome II.

Paris, le 13 mars 2015

Line Hogsark_Photos_2015_Journal_015

Il est très exactement sept heures du matin. Tout pile. J’imagine déjà le message de ma meilleure amie à la lecture de cet article : Qu’est-ce que tu fous debout à cette heure-ci ?! C’est presque de l’irrespect envers ceux qui vont travailler et qui aimeraient dormir. DORS POUR MOI. Quand je lui dirai que c’est parce que je dormais déjà à vingt-trois heures, elle répondra tout simplement l’emoji super choqué, le bleu et jaune avec la bouche grande ouverte et les mains sur les joues (celui qui ressemble un peu au mec de Scream en fait quand on y pense). Pour tout vous avouer, dernièrement, j’ai légèrement adopté un rythme de quinquagénaire. Depuis que ma soeur a trouvé son nouveau boulot, se lève à cinq heures quarante-cinq tous les matins et se couche à vingt-deux heures tous les soirs (n’enfonçons pas le couteau dans la plaie en tergiversant davantage sur ce dernier fait mais entamons une minute de silence pour elle et le deuil de sa vie), je suis du coup un peu obligée d’aller au lit en même temps qu’elle pour ne pas trop la déranger puisque nous dormons dans la même pièce (je vous laisse imaginer les désagréments manifestes d’une telle situation lorsque le chromosome Y est impliqué).

Alors certes, je pars pleine de bonne volonté et je me dis que, ce soir, c’est sûr, c’est certain, je vais me mater AU MOINS trois épisodes de The Americans, mais c’est sans compter sur la vérité incontestable et universelle suivante : moi, vous me mettez dans un lit, je dors. Clairement, je dors. Évidemment, parfois, j’essaie de lutter, mes yeux se ferment et je combats (oui carrément, je combats) pour les rouvrir, mais c’est forcément et indubitablement le passage où ils ont parlé russe pendant huit minutes, du coup, j’ai la flemme de rembobiner, je me dis que c’est un signe du destin, que si je ne vais pas me coucher maintenant, tout de suite, vraisemblablement, je vais mourir d’un AVC, alors je ferme l’ordinateur, je mets mon téléphone en mode avion, et je dors. À vingt-trois heures. Voilà, c’est comme ça que je me retrouve, maintenant à sept heures et quart, au fond de mon lit, en train de vous écrire un article pendant que le voisin en face de chez moi est en train de prendre sa douche, parties génitales face au peuple. L’émotion.

Sinon, comme vous pouvez le voir sur cette magnifique photo (photo que je n’ai pas encore prise au moment même où je vous écris mais que je prendrai tout à l’heure pour illustrer cet incroyable article), mon iPhone n’est pas doré. Je répète, mon iPhone n’est pas doré. Mais comment cela diantre est-il possible ? (Voyez comme je simule admirablement bien le dialogue entre vous et moi). Et bien mes très chers lecteurs, je me suis lancée hier dans une mission d’ordre divin : me dénicher un nouvel iPhone. Pas doré. Noir. Comme celui que j’avais auparavant, jadis, mais que mon assurance n’a jamais jugé bon de me retourner. Alors je ne jette la pierre à personne, je suis un être bon et tolérant, vous avez le droit d’aimer les iPhones de cette couleur et de trouver cela joli mais, pour moi, c’est comme le céleri-rave, c’est pas possible. Note : Pour comprendre tout ce ramdam autour d’un iPhone, il faut lire l’article précédent (ceci n’est pas un ordre mais une vive recommandation). Bref, du coup, hier, j’ai posté une annonce sur Le Bon Coin pour vendre le téléphone que mon assurance m’avait envoyé (le doré, faut suivre), et après environ deux cent cinquante-six appels et deux cent cinquante-six Oui alors je vous le prends pour cent cinquante euros de moins et je passe le prendre tout de suite, ça vous va ? Je suis devant mon GPS là, c’est quoi votre adresse ?, un mec super chouette a finalement fini par appeler (amen mes frères). Du coup, ni une ni deux, moi, j’ai appelé un autre mec, je lui ai dit que je lui prenais son iPhone au prix indiqué, que je n’allais pas essayer de le négocier ni de lui quémander son adresse pour une mission commando, et hop, il m’a dit Ok, je vous le vends. Danse de la joie. Trois heures plus tard, j’étais au Palais des Congrès et, en vingt minutes, je vendais mon iPhone et achetais le nouveau (noir), tout neuf, jamais ouvert, la boîte encore sous plastique. Pendant cinq minutes j’ai quand même eu sept cents euros entre les doigts alors j’ai failli dire à ma soeur Bon, fuck l’iPhone, je vais à l’aéroport et je pars en vacances, ça me changera des flammekueches, mais je me suis finalement ravisée, je suis une âme faible et matérialiste.

Mis à part cela, changeons radicalement de sujet, avant-hier, j’ai reçu un mail de Bernard Lahire. Parfaitement.
Message groupé aux potes : Vous ne devinerez jamais qui m’a écrit.
Réponses des potes : Malik ? JC ? La mère de Ludivine ?! L’INGÉ-SON ?!?! (Oui alors l’ingénieur du son, grande histoire).
Moi, réaction n°1 : -___-
Moi, réaction n°2 : Non, Bernard Lahire.
Réaction des potes n°1 : Emoji super choqué, bleu et jaune avec la bouche grande ouverte et les mains sur les joues qui ressemble au mec de Scream.
Réaction des potes n°2 : Pourquoi diantre Bernard Lahire t’écrit-il ? Sait-il que tu parles de flammekueches ?

Vous aussi vous aimez mes potes, je le sens. Bref, en fait, il est tombé ici grâce à ses alertes Google (rappelez-vous, je vous ai recommandé son bouquin dans l’article précédent) et a commencé à papoter avec moi. De son livre, de mon blog, de musique, d’Elvis, de feu BIC (histoire qui aura manifestement passionné tout le monde, même Bernard Lahire), etc. D’ailleurs, j’étais assez étonnée et agréablement surprise, son groupe préféré, c’est Alt-J (bon, avant, c’était Peter Gabriel, mais passons – oui tu m’excuseras Bernard, je me dis que, ça va, c’est pas trop confidentiel comme information).

Enfin voilà, je pourrais continuer encore longtemps, vous raconter tout le processus de ma réflexion quand j’effectue mon tri bimestriel sur Facebook (que je m’aprête à attaquer), mais je me dis que ce n’est pas si intéressant que ça en fait – pas autant que les flammekueches en tout cas. Quoi que si, ça pourrait être intéressant, si j’écrivais un réel article sur le sujet pour exprimer mon ressenti et mon approche personnelle par rapport à Facebook en règle générale (c’est que moi, mes quatre-vingt amis et le Edward Snowden qui m’habite partiellement, ça nous amuserait bien).

Sur ce, je vais véritablement devoir vous laisser, j’ai pas mal de trucs à faire, dont aller déjeuner au restaurant avec mon père et ma soeur ce midi – ces petits moments de joie qui rendent heureux dont je vous parlais la dernière fois.

#NowPlaying Electric Love, BØRNS.

Line Hogsark_Photos_2015_Journal_015

Il est très exactement sept heures du matin. Tout pile. J’imagine déjà le message de ma meilleure amie à la lecture de cet article : Qu’est-ce que tu fous debout à cette heure-ci ?! C’est presque de l’irrespect envers ceux qui vont travailler et qui aimeraient dormir. DORS POUR MOI. Quand je lui dirai que c’est parce que je dormais déjà à vingt-trois heures, elle répondra tout simplement l’emoji super choqué, le bleu et jaune avec la bouche grande ouverte et les mains sur les joues (celui qui ressemble un peu au mec de Scream en fait quand on y pense). Pour tout vous avouer, dernièrement, j’ai légèrement adopté un rythme de quinquagénaire. Depuis que ma soeur a trouvé son nouveau boulot, se lève à cinq heures quarante-cinq tous les matins et se couche à vingt-deux heures tous les soirs (n’enfonçons pas le couteau dans la plaie en tergiversant davantage sur ce dernier fait mais entamons une minute de silence pour elle et le deuil de sa vie), je suis du coup un peu obligée d’aller au lit en même temps qu’elle pour ne pas trop la déranger puisque nous dormons dans la même pièce (je vous laisse imaginer les désagréments manifestes d’une telle situation lorsque le chromosome Y est impliqué).

Alors certes, je pars pleine de bonne volonté et je me dis que, ce soir, c’est sûr, c’est certain, je vais me mater AU MOINS trois épisodes de The Americans, mais c’est sans compter sur la vérité incontestable et universelle suivante : moi, vous me mettez dans un lit, je dors. Clairement, je dors. Évidemment, parfois, j’essaie de lutter, mes yeux se ferment et je combats (oui carrément, je combats) pour les rouvrir, mais c’est forcément et indubitablement le passage où ils ont parlé russe pendant huit minutes, du coup, j’ai la flemme de rembobiner, je me dis que c’est un signe du destin, que si je ne vais pas me coucher maintenant, tout de suite, vraisemblablement, je vais mourir d’un AVC, alors je ferme l’ordinateur, je mets mon téléphone en mode avion, et je dors. À vingt-trois heures. Voilà, c’est comme ça que je me retrouve, maintenant à sept heures et quart, au fond de mon lit, en train de vous écrire un article pendant que le voisin en face de chez moi est en train de prendre sa douche, parties génitales face au peuple. L’émotion.

Sinon, comme vous pouvez le voir sur cette magnifique photo (photo que je n’ai pas encore prise au moment même où je vous écris mais que je prendrai tout à l’heure pour illustrer cet incroyable article), mon iPhone n’est pas doré. Je répète, mon iPhone n’est pas doré. Mais comment cela diantre est-il possible ? (Voyez comme je simule admirablement bien le dialogue entre vous et moi). Et bien mes très chers lecteurs, je me suis lancée hier dans une mission d’ordre divin : me dénicher un nouvel iPhone. Pas doré. Noir. Comme celui que j’avais auparavant, jadis, mais que mon assurance n’a jamais jugé bon de me retourner. Alors je ne jette la pierre à personne, je suis un être bon et tolérant, vous avez le droit d’aimer les iPhones de cette couleur et de trouver cela joli mais, pour moi, c’est comme le céleri-rave, c’est pas possible. Note : Pour comprendre tout ce ramdam autour d’un iPhone, il faut lire l’article précédent (ceci n’est pas un ordre mais une vive recommandation). Bref, du coup, hier, j’ai posté une annonce sur Le Bon Coin pour vendre le téléphone que mon assurance m’avait envoyé (le doré, faut suivre), et après environ deux cent cinquante-six appels et deux cent cinquante-six Oui alors je vous le prends pour cent cinquante euros de moins et je passe le prendre tout de suite, ça vous va ? Je suis devant mon GPS là, c’est quoi votre adresse ?, un mec super chouette a finalement fini par appeler (amen mes frères). Du coup, ni une ni deux, moi, j’ai appelé un autre mec, je lui ai dit que je lui prenais son iPhone au prix indiqué, que je n’allais pas essayer de le négocier ni de lui quémander son adresse pour une mission commando, et hop, il m’a dit Ok, je vous le vends. Danse de la joie. Trois heures plus tard, j’étais au Palais des Congrès et, en vingt minutes, je vendais mon iPhone et achetais le nouveau (noir), tout neuf, jamais ouvert, la boîte encore sous plastique. Pendant cinq minutes j’ai quand même eu sept cents euros entre les doigts alors j’ai failli dire à ma soeur Bon, fuck l’iPhone, je vais à l’aéroport et je pars en vacances, ça me changera des flammekueches, mais je me suis finalement ravisée, je suis une âme faible et matérialiste.

Mis à part cela, changeons radicalement de sujet, avant-hier, j’ai reçu un mail de Bernard Lahire. Parfaitement.
Message groupé aux potes : Vous ne devinerez jamais qui m’a écrit.
Réponses des potes : Malik ? JC ? La mère de Ludivine ?! L’INGÉ-SON ?!?! (Oui alors l’ingénieur du son, grande histoire).
Moi, réaction n°1 : -___-
Moi, réaction n°2 : Non, Bernard Lahire.
Réaction des potes n°1 : Emoji super choqué, bleu et jaune avec la bouche grande ouverte et les mains sur les joues qui ressemble au mec de Scream.
Réaction des potes n°2 : Pourquoi diantre Bernard Lahire t’écrit-il ? Sait-il que tu parles de flammekueches ?

Vous aussi vous aimez mes potes, je le sens. Bref, en fait, il est tombé ici grâce à ses alertes Google (rappelez-vous, je vous ai recommandé son bouquin dans l’article précédent) et a commencé à papoter avec moi. De son livre, de mon blog, de musique, d’Elvis, de feu BIC (histoire qui aura manifestement passionné tout le monde, même Bernard Lahire), etc. D’ailleurs, j’étais assez étonnée et agréablement surprise, son groupe préféré, c’est Alt-J (bon, avant, c’était Peter Gabriel, mais passons – oui tu m’excuseras Bernard, je me dis que, ça va, c’est pas trop confidentiel comme information).

Enfin voilà, je pourrais continuer encore longtemps, vous raconter tout le processus de ma réflexion quand j’effectue mon tri bimestriel sur Facebook (que je m’aprête à attaquer), mais je me dis que ce n’est pas si intéressant que ça en fait – pas autant que les flammekueches en tout cas. Quoi que si, ça pourrait être intéressant, si j’écrivais un réel article sur le sujet pour exprimer mon ressenti et mon approche personnelle par rapport à Facebook en règle générale (c’est que moi, mes quatre-vingt amis et le Edward Snowden qui m’habite partiellement, ça nous amuserait bien).

Sur ce, je vais véritablement devoir vous laisser, j’ai pas mal de trucs à faire, dont aller déjeuner au restaurant avec mon père et ma soeur ce midi – ces petits moments de joie qui rendent heureux dont je vous parlais la dernière fois.

#NowPlaying Electric Love, BØRNS.
Le 13 mars 2015
Les mots
Pour aller plus vite tout en bas
  1. beyondzewords, le 13 mars 2015.

    J’ai hurlé de rire à cette phrase « le voisin en face de chez moi est en train de prendre sa douche, parties génitales face au peuple » !
    Et tu vois, l’emoji « super choqué, bleu et jaune avec la bouche grande ouverte et les mains sur les joues qui ressemble au mec de Scream » me fait penser au Cri de Munch (le tableau qui te met mal à l’aise).
    Bref voilà, sinon j’aime bien le fond d’écran de ton téléphone.

  2. Nat, le 18 mars 2015.

    J’aimerais que ton blog soit un roman sans fin sérieux…. On ne s’embête jamais ici !
    Ta vie est passionnante !!! =O (c’est sensé être ce fameux « smiley » choqué ;p)
    Bref, j’aime te lire, continue comme ça ! ♥

    Sinon, oui, je fait partie des personnes qui trouvent l’Iphone doré joli… mais « chez les autres » ahah, un peu comme certains vêtements !

    Des bisous