Line Hogsark
Carnet de bord
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Avant le pavé.

Paris, le 12 juin 2015

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Pour une fois, je ne vous écris pas depuis mon lit au réveil, non, je suis sur mon bureau. Si. J’vous jure. Je ne suis pas non plus en pyjama et je ne mange pas de guacamole, mes cheveux sont propres, je porte une robe à pois, je suis déjà maquillée et j’ai presque mes sandales aux pieds, bref, je suis l’allégorie même de l’élégance et de la distinction (toutes proportions gardées, je suis quand même la fille qui se fait des apéros mexicains au lit, retire ses chaussures au cinéma et danse parfois, pour ne pas dire maintenant, sur les chansons d’une playlist Spotify soigneusement intitulée Too ashamed to publish, playlist sur laquelle on peut par exemple trouver La Tortura, chanson que je ne suis absolument pas du tout en train d’écouter là maintenant tout de suite). Et il n’est pourtant que neuf heures du matin. Miracle. Prodige. Sainteté. En même temps, aujourd’hui, ma journée, c’est le Marathon du Médoc, un périple m’attend et si j’arrive à être à la maison assez tôt pour de surcroît préparer le dîner de ce soir pour nos invités, clairement, j’exigerai une médaille d’honneur (communale, départementale, régionale, agricole, je m’en fous). Je dois juste faire mes propres minis-croissants au comté, à la crème et au jambon, des wraps au poulet croustillant, des rillettes de thon au fromage frais, à la ciboulette, au tabasco et aux échalottes, une soupe thaï aux crevettes et un magret de canard au vinaigre balsamique et au miel. I believe I can fly.

Sinon, cette nuit, j’ai dormi dans des draps en lin. Mais du vrai lin. Pas l’imitation IKEA. Du lin. La matière trop bien – qui se froisse tout le temps – qui te donne l’impression de dormir dans je ne sais pas quoi, mais dans quelque chose de doux et naturel (j’allais dire dans du coton mais forcément ça ne peut pas être dans du coton puisque c’est du lin – admirez un peu mon sens logique). Note pour que vous puissiez mieux réaliser l’envergure de mon ravissement : Dans ma vie, il y a eu ma première guitare, mon premier potage pékinois, mon premier appareil photo, mon premier iPhone à l’époque où tout le monde en avait un et que moi j’avais un vieux Sony Ericsson du Paléolithique avec un clavier qui ne se rétractait plus, mon premier rolls au fromage et ma première nuit dans des draps en lin. Depuis, je ne jure que pour le jour où il y en aura chez moi, dans mon lit, dans ma petite véranda. Victoire donc. Succès. Triomphe.

Aussi, quitte à parler de mon appartement, autant faire les choses bien, je me suis accordée un kiffe plus-cliché-Pinterest-tu-meurs-mais-je-m’en-tamponne-le-coquillard-avec-une-plume-de-paon-parce-que-c’est-trop-beau : installer une guirlande lumineuse tout autour de la baie vitrée qui sépare le salon de la véranda. C’était risqué comme projet, je nourrissais quelque peu la crainte de me retrouver avec une pièce à vivre qui me donnerait vaguement l’impression d’habiter dans un sapin de Noël (si tant est que ce soit possible), mais finalement ça va, c’est discret. En plus, le fil de cuivre est tellement fin que, la journée, la guirlande ne se voit quasiment pas – j’ai presque envie d’avoir quatre ans et de vous dire qu’elle apparaît comme par magie le soir. Note : Vous pouvez la trouver ici, sur Amazon, pour moins de vingt euros.

Bref, comme je vous l’ai dit plus haut, je dois partir en périple, en croisades (j’ai juste huit trucs à faire dans huit arrondissements différents – tout va bien), je m’apprête donc à conclure cet article, expressément rédigé en trente-deux minutes, qui fut sans conteste le plus passionnant de tous (j’essaie de lui trouver un intérêt quelconque mais j’ai du mal) et je reviens en début de semaine pour vous poster ce fameux futur pavé. Je vous embrasse fort.

#NowPlaying La Tortura, Shakira & Alejandro Sanz (j’assume).
Le 12 juin 2015
Les mots
Pour aller plus vite tout en bas
  1. SOPHIE, le 12 juin 2015.

    Je commente pas beaucoup mais j’aime tellement ton blog ! Tes écrits me font toujours mourir de rire et tu as définitivement un don indéniable pour ça (ET JE VEUX SAVOIR POUR KOH-LANTA)

  2. Jeanne, le 12 juin 2015.

    Tellement chouette de te lire le soir en rentrant du boulot !

  3. Laura, le 12 juin 2015.

    Allez laaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Quelque chose me dit qu’on va se lécher les babines (on a l’impression de parler d’un chien en disant ça non ?!!!).
    Je me mettais à jour en lisant vos articles, obligée :)
    A tout de suite !!!!!

  4. Marie, le 12 juin 2015.

    Oh je suis hyper contente que tu ai trouvé cette ravissante guirlande lumineuse. Elle est hyper jolie.

    Ce que ça veut dire c’est qu’elle sera mienne d’ici très très peu de temps. Joie. Euphorie. Extase.

    Non mais si tu savais le temps que j’ai passé sur Google pour la trouver! Moi je n’en trouvais qu’avec des LED de couleur froide. Et je dis non aux lumières froide, moi. Ou bien avec un fil noir. Sur mes murs blancs ? Hé non là encore c’était pas possible.

    Enfin cette guirlande croise mon chemin grâce à toi. Merci! Merci!

    Ah, et je suis bien d’accord avec toi : des draps en lin, What else ?

  5. Lolli, le 13 juin 2015.

    Chouette la guirlande ça ne fait pas sapin de Noël promis :) A très vite pour lire tes aventures .