Line Hogsark
Carnet de bord
Journal

Le pavé de minuit et demi.
Ou comment revenir l’air de rien.

Paris, le 10 août 2015

Line Hogsark_Photos_2015_Journal_051

Ante Scriptum (terme purement fabulé pour l’occasion) : Si vous le voulez bien, on va essayer de faire comme si je n’avais pas été absente depuis bientôt deux mois et de passer cette ignominie sous silence. Je pourrais vous écrire l’équivalant de la constitution indienne (la plus longue du monde pour un pays indépendant, c’était la minute culture – vous ne venez clairement pas sur ce blog pour rien), mais en réalité il n’y a strictement et tout bonnement aucune raison convenable et admissible permettant de justifier un tel outrage ainsi que la mort évidente, le trépas, de bon nombre d’entre vous (inévitablement causé par une vague grandissante de désespoir et d’abattement lorsque, chaque jour, vous avez constaté le coeur serré ma funeste disparition – ne le niez pas, votre âme s’est éteinte à petit feu, je le sais). Je ne ferais en réalité que sombrement m’enterrer davantage pour officiellement me voir attribuer la palme de la pire blogueuse de tous les temps. Note : Si vous aviez cela dit la bonté de laisser un petit commentaire pour me dire que je ne vous ai pas perdus, le karma vous le rendra et peut-être que dans une autre vie vous aurez mieux à faire que de passer vingt minutes de votre mois d’août sur le blog d’une fille qui porte des pyjamas Pierrafeu et Johnny Bravo.

Parce qu’en fait, très chers lecteurs, dans ma vie, en deux mois, rien n’a changé. Mais genre, rien. Niente. Que dalle. Nada. Que Tchi. Walou. Il en va d’ailleurs de même pour toute mon année en fait. Pour illustrer la chose, dites vous que la dernière fois, lors d’une grande conversation philosophique sur l’état actuel de nos vies, je disais à Jade, l’une de mes meilleures amies, que si j’avais passé toute l’entièreté de mon année dans le coma, que si je m’étais par exemple endormie il y a un an jour pour jour pour me réveiller uniquement aujourd’hui, absolument rien n’aurait été différent. Qu’un dépaysement Saint-Brieuc/Perros-Guirec aurait été plus brutal (enfin non, je suis mauvaise langue, j’ai quand même un nouveau bureau et des nouveaux capitons sur les fesses à cause du guacamole, c’est pas rien).

Je crois que c’est parce que cette année, c’était facile. Je n’avais pas de pression et je me disais toujours que j’avais le temps. Le temps de mieux m’occuper de ma freelance et d’enfin créer mon site pro, le temps de lancer notre marque et notre boutique en ligne, le temps d’écrire sur mon blog et de prendre un million de photos, le temps de sortir la journée pour découvrir de nouveaux endroits ou encore le temps de faire toutes ces choses que finalement je n’aurai plus autant le temps de faire lorsque je devrai trouver un petit boulot à la rentrée, en plus de mon statut d’auto-entrepreneur, pour m’assurer un minimum de sécurité financière, payer mon loyer, lancer notre boutique et acheter des chaussures. Certes, ce sera du mi-temps, ça me laissera tous mes après-midis pour bouger mes capitons, mais tous les matins je me dirai quand même Espèce d’abrutie, sinistre idiote, sombre crétine, pourquoi tu ne t’es pas bougée plus tôt ? POURQUOI DIANTRE ?! Je me maudirai, je me haïrai. D’une haine épidermique. Et c’est à ce moment-là, très précisément, quand jurons en réalité nettement moins polis se bousculeront là-haut, que les choses changeront enfin. Parce que je me connais, je reste longtemps attentiste par peur de l’échec et je remets à demain tout ce que je pourrais pourtant faire aujourd’hui, mais au pied du mur, sous la pression, quand je n’ai plus le choix, je m’active comme jamais et j’entre dans une frénésie assez flippante (somme toute, je ne fais que bosser et je ne dors plus). Mon père a raison, c’est con. D’ailleurs, il me dit toujours Mais si tu SAIS que tu fonctionnes comme ça et si tu SAIS que ce n’est pas la bonne attitude, pourquoi est-ce que tu ne fais rien pour changer ? Ce à quoi je réponds toujours très intelligemment, pleine de bons sens et d’arguments, Parce que.

Cela étant, histoire de conclure cet article qui ne sert absolument à rien mais qui me permet de revenir, comme son nom l’indique, l’air de rien, et de vous poster par la suite plein de nouveaux trucs que j’ai gardé en stock ces derniers temps (recettes, DIY, photos, chroniques et j’en passe), ces deux derniers mois j’ai quand même :

1. Fait un truc super productif, soit trié tous mes signets Safari dans les catégories suivantes : Blogs & Co, Réseaux Sociaux, Design Graphique (dossier le plus chargé et donc divisé en six sous-catégories : Ressources, Inspiration, Culture/Actu, Pub, Agences/Freelances et Liens Divers), Pratique (tous les trucs pratiques par définition genre YouTube mp3), Actu, Shopping, Séries, Cinéma, Sites en vrac, Wishlist et Articles à lire. Quelle vie de folie je mène.

2. Réalisé que mon livreur de pizzas me connaissait désormais peut-être un petit peu trop bien et qu’il était donc peut-être temps de mettre fin à notre relation (ne serait-ce que pour les capitons) après que celui-ci m’ait sorti la phrase suivante : Je sais que vous êtes un petit peu maniaque alors j’ai vérifié pour vous, c’est bien une Reine avec de la sauce piquante, une tarte au citron et un Ice Tea, pas un Coca.

3. Failli mourir, comme tout le monde, pendant la canicule, et très sincèrement hésité à sortir mes dix blancs de poulet Picard du congélateur pour les poser sur chaque partie de mon corps façon pierres thermales.

4. Eu un peu honte de sortir la phrase C’est pas toi, c’est moi, alors qu’en fait, c’était bien lui.

5. Véritablement cherché à m’inscrire dans un club de lecture à la rentrée. Note : Ne vous moquez pas, mais j’ai toujours secrètement eu envie d’en monter un. J’aime tellement pouvoir discuter des livres que je lis et en débattre, je trouve ça passionnant.

6. Eu la peur de ma vie quand mes plaques électriques ont cessé de fonctionner et fait disjoncter mon ballon d’eau chaude, cru que ça allait me coûter l’équivalent du PIB du Rwanda en électricien, décidé que j’allais donc m’improviser électricienne, pris le risque de mourir en démontant mes plaques dont l’âge avoisine approximativement celui des tumulus de Bougon, passé quarante minutes à comprendre le fonctionnement du truc, réussi à tout réparer, empêché mon disjoncteur de faire des siennes et dansé pendant vingt minutes sur le générique de Mac Gyver en regrettant amèrement de ne pas pouvoir me dédoubler pour m’embrasser moi-même.

7. Rajouté quelques petits détails, ici, sur le blog. Des menus déroulants dans la barre de navigation pour faciliter l’accès aux différentes catégories et, pour les écrans 15 pouces ou supérieurs, une petite flèche à droite pour remonter directement tout en haut. Plus tôt déjà, j’avais rajouté plein de petites touches jaunes, comme par exemple sur la plupart des liens au survol. Ne vous inquiétez pas, je n’ai certes pas été très présente, mais ce blog reste mon petit coin de paix et d’amour.

8. Essayé Apple Music. J’adhère pas. Longue vie à Spotify. Note : Dès que je dis Longue vie à… j’entends le peuple de Robin des Bois qui crie Longue vie au Roi Richard ! et après je siffle ceci pendant cinquante minutes au moins (ne me demandez pas pourquoi je vous raconte ça, on atteint quand même le paroxysme de la non pertinence).

9. Décidé qu’à la rentrée j’allais économiser pour m’acheter un iMac. Parce qu’autant le studio graphique d’HSBC ne me manque pas trop, autant mon 24 pouces, pour bosser, si.

10. Eu une entorse, le pied rouge, puis bleu, puis violet, puis vert, puis jaune, et puis découvert que je ne savais pas boiter en prenant appui sur le bon pied, eu envie d’écrire au Président de la République pour qu’il réinstaure la vente des maillots de bain au mois d’août à Paris, eu une machine à laver et plus jamais de panne de culotte, un peu trop regardé le Tour de France, trouvé qu’Inspecteur Barnaby saison 15 c’était l’apogée de la joie et du divertissement à côté de la dernière saison de True Detective, eu un véritable coup de coeur pour le film Mustang (si vous m’aimez, allez le voir), découvert une nouvelle infinie passion pour les gaspachos de petit pois à la menthe et le sirop de citron vert, appris lors d’un léger débat qu’en fait la province c’était techniquement tout ce qui était en dehors de Paris, bien dû reconnaitre mon tort moi qui aurais pu parier ma vie et celle de toute ma famille sur une délimitation impliquant l’Ile de France, peint un meuble en bleu pétrole dans ma cuisine, eu envie de tout repeindre en bleu pétrole, un peu trop fait chauffer ma carte en chaussures Sézane et en jeans taille haute American Apparel, failli m’effondrer en apprenant la rupture de Mulder et Scully, beaucoup ri en lisant cet article, souscrit à My Little Box et presque flanché pour celle des Nouveaux Fromagers, acheté un peu trop de livres sur l’architecture et le mobilier des années 50 à 70, été chez le dentiste pour la première fois depuis trois ans et commandé des sushis à deux heures du matin (c’est beau, Paris).

Post Scriptum : J’ai complètement oublié de vous faire mon traditionnel Au moment où je vous écris… mais sachez qu’il est maintenant quatre heures du matin, que je suis assise sur mon bureau (bientôt je vous écrirai depuis mon iMac), que j’alterne entre les White Stripes et ce morceau de Malcolm McLaren, qu’il n’y a que les guirlandes qui éclairent le salon, que je trouve ça magique et que je finis les restes de mon plat indien (oui, on passe de la féérie au butter chicken). Oh, et sachez aussi que je compte les jours avant mon départ pour deux semaines dans le sud de la France jeudi, mes premières vacances en dehors de Paris (en province donc) depuis deux ans. Je ne pense pas pouvoir être en mesure d’écrire de longs articles là-bas, mais je vous posterai en tout cas une multitude de photos. Je vous embrasse bien fort.

#NowPlaying In The Cold, Cold Night, The White Stripes.
Le 10 août 2015
Les mots
Pour aller plus vite tout en bas
  1. Marie S., le 10 août 2015.

    L’absence rend les retrouvailles plus intenses… J’attendais un nouvel article depuis une éternité et je ne suis pas déçue ! Ai passé environ 15min à te lire (je lis très lentement), eu quelques éclats de rire qui m’ont valu le regard interdit de mes colocs, ai résolument pris du retard sur mon rapport de stage (mais je suis un peu comme toi à tout faire au dernier moment) et me suis dit qu’il fallait vraiment que je me remette sérieusement à écrire… Le club de lecture à distance sinon ça peut se faire tu crois ?

  2. Julie, le 10 août 2015.

    Merci! J àvais commence à suivre ton blog en juin, et comme tu le dis j attendais impatiemment de nouveaux posts … Et comme tu le dis j allais rendre visite à ta page Instagram régulièrement qui restait désespérément inactive… Contente de savoir que tu n às pas ete attaque par une meute d écureuils carnivores ! Au plaisir de te lire !

  3. Julie, le 10 août 2015.

    (Beaucoup trop de comme tu le dis dans mon commentaire..)

  4. Miss Blemish, le 10 août 2015.

    Quel plaisir de te retrouver ici, tes posts me font toujours autant sourire. Je crois que la « non-pertinence » comme tu la cites fait du bien en définitive puisque je me retrouve dans tes anecdotes et ris souvent d’un « ahah, je connais ça » :)
    À bientôt ! Et bonnes vacances !

  5. Marie, le 10 août 2015.

    Oh! Ca y est tu es revenue! Cool :)

    D’ailleurs merci pour l’idée de la guirlande lumineuse: mon salon est magique grâce à toi. Et quand j’observe le reflet de la guirlande lumineuse dans un miroir : tout semble scintiller et c’est hyper joli. Extase. Oui. Extase :)

    Tu me sembles tellement sympathique que ça me fait un peu de peine d’entendre les critiques dont tu te décores. (Cette phrase est-elle claire? Je me le demandes. Bref).
    J’ai envie de te dire : tu es un être humain. Tu n’es pas parfaite. Oui c’est normal. On est tous comme ça nous les humains.
    Mère Theresa, Dr Laura Markham, sortez de ce corps.
    Je sais parfaitement que le paragraphe précédent à l’air complètement nian-nian, voire cul cul la praline, mais le message est pourtant important. On est tous vulnérables, faillibles et imparfaits et c’est ce qui fait notre charme.
    Love yourself more. C’est moins niais en anglais, non? Et c’est important.

    L’image des blancs de poulets Picard en guise de pierre thermale est carrément Géniale!!! J’adore.

    Et moi aussi j’aime bien l’idée de fonder/ participer à un « club de lecture », mais j’ignore si j’arriverai vraiment à intégrer ça dans mon emplois du temps :/

    Bref. Je suis contente de te retrouver. Welcome back :)

  6. jaivoulutester, le 11 août 2015.

    je prends toujours une bouffée d’air frais par ici, une vraie jolie parenthèse!
    bonnes vacances à toi
    flo

  7. Marine, le 11 août 2015.

    Oh, quel plaisir de te relire !
    Je passais ici chaque semaine et, oui, comme tu l’as dit, j’étais à chaque fois envahie par une vague de désespoir. Rien sur Instagram non plus. Si tu n’avais pas été active sur Pinterest, je me serais presque inquiétée !

    C’est tellement une bouffée d’air frais ici, un petit moment à part dans nos journées. On te lit et puis on oublie le reste le temps de quelques minutes, on sourit, on rit aussi souvent, et on ne peut que en redemander ! Tu es si drôle et tu as l’air si joyeuse et sympathique !

    Ne t’en fais pas pour toi, moi si je pouvais parier ma vie sur quelque chose, c’est sur ta réussite. Tu es une personne motivée, débrouillarde (même en électricité) et on ne peut plus talentueuse, tu réussiras tout ce que tu entreprendras, c’est certain !

    Plein de bisous. Et bonnes vacances !

    Marine.

  8. Laurielle Haze, le 11 août 2015.

    Hourra tu es vivante ! Quel bonheur de te voir revenir ta plume et ses divagations toujours aussi drôles ;)
    Moi aussi j’ai bien ri avec l’article sur nos chères expressions bien françaises, et le moment nostalgie avec Robin des Bois…
    Merci pour ce chouette article, reviens-vite ! xxx

  9. Melle Blanche, le 11 août 2015.

    Re !
    et bien je suis aussi très performante au pied du mur, je suspecte même que parfois on m’invente des murs pour que je me bouge. ^^

  10. lORALINE, le 11 août 2015.

    J’ai beaucoup rigolé à la lecture de cet article ! A lors à défaut de laisser un commentaire pour dire que tu ne m’as pas perdu (puisque je n’étais pas là avant), j’en écris un pour dire qu’il semble que tu m’aies « gagné » :) Si tu montes un groupe de lecture, moi je réponds présente (à Paris aussi) ! C’est quelque chose qui me tente depuis un moment mais je ne me suis jamais lancé…

    Merci pour cet article rayon de soleil !

  11. carole, le 12 août 2015.

    Maiiis oui, un club de lecture, c’est au top (enfin j’immagine).
    Je ne connaissais pas ton blog ,me voila sous le charme de ton écriture.

  12. Mathilde, le 12 août 2015.

    Ne t’en fais pas pour ton absence, ça m’a laissé le temps de relire tous tes articles une deuxième fois ! Qu’est-ce que je ris à chaque fois, c’est dingue. Un petit coup de mou, et hop, du Line Hogsark !

    Contente de ton retour, j’ai hâte de te retrouver à nouveau !

    Bises.

  13. Mathieu, le 12 août 2015.

    Tu as un pyjama Johnny Bravo ? Ok. Donc déjà, avant, je t’aimais bien, mais là je pense que je viens de tomber amoureux. Tant mieux, il me semble que la place est libre non ? Haha.

  14. Raphi, le 12 août 2015.

    Je viens tout juste de découvrir ton blog, et juste… WOUAH. Le design, les photos, ta plume, ta beauté, ton humeur. Je ne m’attendais pas du tout à ça en cliquant sur le lien de Hellocoton. Une claque. Vraiment.

    Je viens de dévorer une bonne partie de tes articles et ce qui en ressort, c’est que tu es personne qui gagne à être connue. C’est con ce que je vais dire, mais on a tout de suite envie d’être ton amie, de te connaître, d’écouter tes histoire, de rire avec toi et de partager ta joie de vivre. C’est tellement rare et rafraichissant les gens comme toi !

    Encore bravo pour tout. Continue, je reviendrai à coup sûr !

  15. Xel0u, le 14 août 2015.

    Coucou! Moi je suis toujours là, depuis l’autre bout du monde, guettant de temps en temps depuis mes favoris pour voir si un signe de vie apparaissait. Je n’avais pas remarqué la petite flèche, mais c’est chose faite. Bonnes vacances :-)

  16. Livresse des Mots, le 14 août 2015.

    Quel plaisir de te retrouver ! C’est toujours aussi bon de te lire ! ;)
    Essaie de revenir avant deux mois maintenant … <3

  17. Aurore, le 16 août 2015.

    Sache que ton rythme de « postage » (c’est un mot ou pas ça ?) convient très bien à un type de personnes en particulier : ceux qui bossent tout l’été sur leur thèse, comme des malades, sans lever le nez de leur ordinateur (moi). Pour eux, un mois s’écoule et ils ont l’impression qu’une seule semaine s’est écoulée tellement leur notion du temps devient complètement approximative et se base plutôt sur des mesures du style « quand j’aurai fini de traiter ces putains d’archives » plutôt que simplement « dans un mois ».

    Bref, tout ça pour dire que j’avais l’impression que ton dernier article datait de la semaine dernière… Du coup je ne suis même pas contente que tu sois revenue, tout simplement parce que je n’avais même pas compris que tu étais partie pendant 2 mois :)

    Welcome back quand même !

  18. Alicia, le 18 août 2015.

    Aaah, ça fait zizir de relire un petit article !! (petit ?!)
    Moi qui étais convaincue que tu en avais eu assez et que tu avais lâchement abandonné ce blog, afin de pouvoir revendiquer la maternité d’un tout nouveau tout beau, dans quelques mois, un que je n’aurais alors pas retrouvé, et alors, je n’aurais plus eu le plaisir de te lire, et résignée, mais forte, je n’en serais pas morte de chagrin, seulement j’aurais lentement glissé dans une morose errence internetesque, l’oeil triste, la truffe humide, mais BREF, tu es revenue, alors joie !
    Et bonnes vacances !